Le Tour de France à Gernsbach - 09 juillet 2005

Ballade à travers la vieille ville

A quelques pas de l’arrêt Gernsbach Mitte et de l’office du tourisme un petit passage permet de jeter un œil sur la promenade avec une vue de la ville qui dès le 19è siècle a été un sujet favori de nombreux artistes. En haut de la vallée le château des comtes d’Eberstein , anciens suzerains de la vallée de la Murg, vous salue. Sur la rive opposée de la Murg se dresse la silhouette de la vieille ville avec ses coins moyenâgeux.

Aperçu historique

Die Stadtbrücke : le pont de la ville
Die Hofstätte
Das Alte Rathaus : l’ancienne mairie
Das Kornhaus : la maison aux grains
Die Liebfrauenkirche : l’église Notre Dame
Der Storchenturm : la tour aux cigognes
Der Wolkensteinische Hof : le mas Wolkenstein
Die Turmgasse : la ruelle de la tour
Das ehemalige Spital : l’ancien hospice
Die Stadtmauer : les remparts
Die St. Jakobskirche : l’église St. Jacques
Der Katz'sche Garten : le jardin Katz
Die Schloßstraße : la rue du château

 

le pont de la ville avec la place de nepomuk1. Die Stadtbrücke (le pont de la ville)

Entre Kuppenheim et Forbach le pont, cité déjà en 1505, fut le seul passage sur la Murg pendant de nombreuses générations. Il reliait les foyers de population de Igelbach et de Bleich au centre historique de Gernsbach. Reconstruit en 1823/1825 en grès, il fut élargi en 1999 par une construction moderne en bois et acier.

Les moulins jouaient un grand rôle en particulier celui du pont dit aussi du comte (1386) qui se trouvait juste à côté du pont car le grain y était moulu de façon répétée. Tout comme le moulin cintré de la rue du château, il eut pendant longtemps le droit exclusif de moudre le grain des environs proches.

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2. Die Hofstätte

Des maisons historiques à colombage et des constructions datant des « années économiques d’expansion en Allemagne »(1870) entourent la Hofstätte, place centrale entre les premiers lotissements de Marktdorf et Kirchdorf ainsi que les faubourgs moyenâgeux « Gass » et « Waldbach ».

Ici s’alignaient jusqu’à 6 auberges . Deux d’entre elles, la Hirsch et la Traube comptent parmi les plus anciennes encore existantes. En 1387 les comtes d’Eberstein doivent partager le pouvoir sur la ville avec le margrave de Bade, ce que rappelle la fontaine du condominium construite en 1511.

L’accès au Marktdorf ( village du marché) était autrefois sécurisé par la puissante porte du bas avec un pont-levis sur le Waldbach et une échauguette construite à côté. La place du marché attenante n’acquit son aspect actuel qu’après l’incendie de 1787. Peu de monuments rappellent la ville moyenâgeuse : l’ancienne mairie, l’imposante fontaine aux 4 conduits et les caves voûtées sous les maisons de quelques familles de bateliers sur la Murg.

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ancienne mairie3. Das Alte Rathaus (l’ancienne mairie)

L’ancienne mairie est l’une des habitations les plus significatives de la fin de la Renaissance dans le sud de l’Allemagne. Elle fut construite en 1617/1618, sur commande de l’influent batelier et marchand de bois Johann Jakob Kast, par l’architecte de la cour Johann Schoch de Heidelberg. La construction surprend dans son intérieur par ses agencements de grand style et de bon goût. Après la fin de la guerre de 30 ans le bâtiment servit de mairie jusqu’en 1936.

Aujourd’hui elle offre aux manifestations culturelles ainsi qu’aux couples qui souhaitent un mariage dans une ambiance stylée, un cadre représentatif.

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la maison aux grains4. Das Kornhaus (la maison aux grains)

Le bâtiment fut reconstruit après le grand incendie de 1798 d’après les plans de l’architecte de Karlsruhe Friedrich Weinbrenner (1766-1826). Pour cela on utilisa des pierres de taille de la tour près de la porte des teinturiers (Färbertor) , une des quatre portes moyenâgeuses de la ville de Gernsbach.

Dès 1471 elle est citée comme magasin du marché aux grains et aux fruits. Au cours de son histoire elle ne servit pas uniquement de bureau au maire mais accueillit aussi de nombreuses manifestations publiques.


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5. Die Liebfrauenkirche (l’église Notre Dame)

A l’endroit le plus haut de la vieille ville s’élève l’église Notre Dame qui fut agrandie en 1833 pour devenir une basilique à piliers. Son origine n’est toujours pas éclaircie à ce jour et est mise en relation avec un supposé château. A l'intérieur, sa décoration date en partie de la fin du gothique.

La vieille église de pèlerinage fut plusieurs fois agrandie ( la clef de voûte de 1388 dans le chœur). Pourtant la tour massive est restée partie intégrante de l’édifice.

Au même titre que la tour aux cigognes qui se trouve à proximité, elle fait partie des fortifications moyenâgeuses. Encore au début du 18è siècle un canon du flanc ouest des remparts offrait une protection supplémentaire.

Après la Réforme les catholiques obtinrent que la maison de Dieu devienne enfin leur église paroissiale. La restauration intérieure de 1970 à 1971 réduisit de façon importante peintures et ornementation autrefois somptueuses.

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la tour aux cigognes6. Der Storchenturm (la tour aux cigognes)

La tour aux cigognes se dressait devant la porte de la ville haute et tout comme le clocher de l’église catholique elle fait partie des remparts de la ville. Un petit écusson badois laisse supposer qu’elle a pu être érigée en 1449, pourtant le matériau de construction est plus ancien. Deux portes de la tour de garde s’ouvrant sur l’extérieur et placées sur les hauteurs des remparts, évoquent les combats de jadis. Au dessus d’elles la tour aux cigognes était rattachée aux autres tours de défense de la ville. Elle tire son nom du fait que , de mémoire d’hommes, des cigognes y ont niché jusqu’en 1914.

Plus rarement on l’appelle « Schimmel » comme l’évoque un ancien lieu-dit. Aujourd’hui le cercle de travail sur l’histoire de la ville de Gernsbach veille à ce qu’elle soit ouverte régulièrement et une exposition sur les cigognes s’y tient en permanence.

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7. Der Wolkensteinische Hof (le mas Wolkenstein)

Pendant la guerre de succession du palatinat ( de 1688 à 1697) le mas Wolkenstein fut détruit par les troupes françaises. Il ne subsiste qu’un portail latéral, l’appartement des domestiques et les entrepôts.
En 1600 le baron Christoph von Wolkenstein, descendant du noble troubadour du sud Tyrol ,
Oswald von Wolkenstein ( mort en 1445) avait épousé la comtesse Maria von Eberstein. Peu de temps après il fit construire la résidence dans le style de la fin de la Renaissance. Ses caves donnaient sur la ruelle de la tour.

Après l’incendie de la ville de 1798 on construisit un nouveau bâtiment dans lequel s’installa la direction des eaux et forêts de Kaltenbronn jusqu’en 1998. Aujourd’hui il est propriété privée.

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la ruelle de la tour8. Die Turmgasse (la ruelle de la tour)

Pentue, étroite et sinueuse la ruelle de la tour, aux pavés anciens, mène à la Storrentorstrasse en passant par les caves de Wolkenstein et par la vieille prison.

Elle tire son nom de la porte de la ville de même nom qui se trouvait là. On la franchissait pour aller à Lichtental et à Baden-Baden. Une tour érigée au dessus servit de cachot pour la juridiction jusqu’à la destruction des deux édifices. Les pierres de taille furent utilisées en 1821 pour la nouvelle construction de la prison et en 1843 pour l’aménagement de la route qui mène à Baden-Baden.

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9. Das ehemalige Spital (l’ancien hospice)

L’ancien hospice dans la Waldbachstrasse a une histoire mouvementée. En 1654 il devint propriété d’une famille de Rotgerber en même temps qu’un moulin à tanner situé aux abords du Waldbach. En 1831 au cours d’une épidémie de choléra la ville en fait un hospice. Quelques années plus tard, avec l’arrière du bâtiment qui appartenait à la famille Katz il est transformé en hôpital et fonctionnera comme tel jusqu’en 1912.

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les remparts10. Die Stadtmauer (les remparts)

Quelques années après sa première mention dans un document de 1219, un mur d’enceinte avec chenil, quatre portes et plusieurs tours entourait déjà le vieux village. L’aménagement de la Waldbachstrasse, terminé en 1993, supprima des constructions qui s’étaient intensifiées à proximité du ruisseau et depuis cela permet de découvrir le trajet impressionnant des remparts. Seul un moulin sans sa roue, construit en 1620 est resté. Il est l’un des derniers de ce type dans la région de Bade.

Installés sur les remparts se dressent deux greniers à dîme. Reconstruits en 1764 et 1784 ils datent en fait du 16è siècle. Ils tirent leur nom de leur utilisation : ils servaient à la livraison et au stockage de la grande dîme (les céréales) pour la seigneurie.

La ruelle Eberstein ( Ebersteingasse) bifurque ici et conduit au dénommé « Hof », autrefois paroisse villageoise historique. (Kirchdorf).

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l’église St. Jacques11. Die St. Jakobskirche (l’église St. Jacques)

L’église St Jacques mentionnée en 1219 puis en 1243 lors de l’élévation de la communauté ecclésiastique en paroisse autonome occupe une place centrale. La grande salle avec sa façade ouest monumentale fut construite de 1467 à 1471, plus tard en 1771 le plafond de la grande nef avec une voûte en miroirs et le lanternon de la croisée furent rénovés. La décoration à l’intérieur date en partie des 15è et 16è siècles.

L’église des comtes von Eberstein qui avaient leurs tombeaux dans la crypte sous le chœur était la maison de Dieu. Pendant la Réforme l’église fut utilisée à tour de rôle par les deux confessions. Depuis 1640 elle est protestante.

C’est de cet ancien noyau vital de la ville que l’étroit escalier d’Eberstein mène à la rue du château ( Schlossstrasse) appelée aussi ruelle (Gass).

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Entre loisir et temps libre à vous de décider

Si vous choisissez d’aller au jardin Katz alors vos pas vous mèneront de la Hofstätte au pont de la ville et bifurqueront dans la rue Bleich. Un peu plus loin une porte en fer forgé sous une arche en grès s’ouvre sur un jardin baroque avec des sculptures, qui est à voir.

 

le jardin Katz12. Der Katz'sche Garten (le jardin Katz)

Le jardin , autrefois propriété privée de la famille Katz, a été aménagé en 1803 dans le style baroque tardif par un paysagiste italien. S’inspirant de la passion de collectionneurs de la famille Katz il a rassemblé au fil des années un grand nombre de chefs d’œuvre allant du style gothique tardif à l’art nouveau.

De 1996 à 2001 grâce au travail acharné de sponsors privés en collaboration avec la ville de Gernsbach il a été aménagé en un jardin baroque et riche en sculptures dans lequel on peut se détendre et se reposer grâce à sa charmante atmosphère méridionale.

Plus d’informations sur le site: http://www.katzscher-garten.de

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bâtiment administratif "Alter Amtshof"13. Die Schloßstraße (la rue du château)

S’il vous reste du temps, cela vaut la peine de déambuler dans la Schlossstrasse. Entre la Murg et Kirchdorf elle mène au pont Eberstein. Dans le faubourg moyenâgeux de « Gass » s’étaient installés des ateliers et des petits commerçants ainsi que le diocèse de Speyer à qui les habitants de Gernsbach devaient payer les impôts et la dîme. Pour le recouvrement et la gestion de la dîme sur le vin la direction ecclésiastique fit construire en 1556 sur les fondations d’un ensemble de bâtiments du Moyen Age un bâtiment administratif avec caves, chai et appartement convenable pour le bailli. Vers 1700 la construction à colombage franconienne fut modifiée et devint propriété privée. Après sa réhabilitation en 1990 la ville en fit un musée utilisé principalement pour des expositions sur l’histoire de la ville.

Au bout de la rue le moulin cintré ou jadis moulin du château Eberstein utilise la force du courant de la Murg pour produire de l’électricité. Dès la Noël 1896 il alimenta les habitants de la ville en courant électrique.

Le pont Eberstein conduit à la Igelbachstrasse. A quelques pas seulement du passage à niveau, un parc de 54000 m2 de la station thermale avec une piscine encastrée de façon idyllique dans l’arrière vallée du ruisseau et aménagée de façon moderne offre détente et contact avec la nature.

De retour dans la Igelbachstrasse, le regard se perd encore une fois sur la silhouette des maisons et pignons avec en arrière plan un paysage pittoresque. Un court instant, il se pose sur un bon nombre de bâtiments devenus familiers avant que le chemin ne mène au jardin Katz et ne ferme une marche intéressante à travers la vieille ville de Gernsbach.

En plus de ces quelques lignes d’informations, sur les bâtiments importants sont installées de petites plaques qui donnent un bref aperçu de leur histoire et de leur fonction.

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Tour d’horizon sur Gernsbach et son histoire

Bref rappel

1085
La souveraineté des comtes d' Eberstein s’étend dans les contrées de l’Oos, de l’Alb et de la Murg. Ils obtiennent comme fief la région du diocèse de Speyer. Au même moment des paysans franconiens s’installent dans la région de Gernsbach ( élevage et exploitation du bois).

1219
Première citation officielle de Gernsbach en tant que « village de marché et d’église » (Markt- et Kirchdorf)

1243
Gernsbach obtient sa propre paroisse et par là sa première dénomination en tant que ville (oppidum).

1272
Première mention officielle du château Neu Eberstein près de Gernsbach en tant que nouvelle résidence des comtes d' Eberstein.

1387
Wolf von Eberstein vend la moitié de sa part de Gernsbach au margrave Rudolf VII von Baden. Début d’une souveraineté en commun (condominium) sur la vallée.

1417/1418
Un grand incendie détruit Gernsbach . Reconstruction et confirmation des anciens droits de la ville et de l’organisation du marché.

1488
Réglementation souveraine du flottage et du commerce du bois dans la vallée de la Murg. Année de baptême de la société nautique de la Murg organisée en confrérie et qui existe encore de nos jours.

1556
La Réforme entraîne de multiples changements de confession parmi les seigneurs et les habitants de la ville.

1583
Fin du servage de Gernsbach.

1624
Par héritage les comtes von Wolkenstein et Gronsfeld acquièrent de l’influence sur les rapports de souveraineté dans la ville.

1660
La lignée masculine des comtes von Eberstein s’éteint. Les maisons de Bade, Wolkenstein et le diocèse de Speyer se disputent la souveraineté de la ville. Au cours des guerres européennes de succession Gernsbach est pillée et incendiée à plusieurs reprises.

1784
Dans l’office supérieur des eaux et forêts de Eberstein, nouvellement créé, le chef Friedrich baron Drais von Sauerbronn établit des écoles de semence et entreprend le reboisement des surfaces entièrement déboisées. Ce fut aussi le but poursuivi par l’école forestière de Bade qu’il fonda à Gernsbach en 1796.

1787/1798
De grands incendies détruisent la partie moyenâgeuse de la vieille ville. Elle est reconstruite d’après les plans de l’architecte de Karlsruhe Friedrich Weinbrenner (1766-1826).

1803
Gernsbach est entièrement administrée par les Badois.

1849
Le 29 Juin, dans la phase terminale de la Révolution allemande, un combat décisif se déroule dans la ville. Les troupes fédérales victorieuses occupent Gernsbach. Bilan : 29 morts, de nombreuses maisons détruites.

1857
Fondation de la caisse d’épargne de Gernsbach. Début d’une économie capitaliste moderne.

1869
La liaison ferroviaire Rastatt- Gernsbach est achevée. Industrialisation montante. Devient centre touristique en plein essor.

1881
Création de l’usine de cellulose Schulz & Cie., aujourd’hui papeterie Schoeller & Hoesch. Cela marque l’année de naissance de l’industrie du papier et du carton dans la vallée de la Murg.

1913
Le flottage sur la Murg prend fin définitivement.

1928
La liaison ferroviaire de la vallée de la Murg entre Rastatt et Freudenstadt est entièrement praticable.

1936
Rattachement administratif de Scheuern.

1956
Ouverture de la première école allemande pour la fabrication du papier. Développement, sous la houlette de l’industrie et de l’Etat, en centre actif international d’apprentissage et de formation continue pour le département du papier, de la cellulose et du carton ondulé. Siège des associations de papier du Bade-Wurtemberg.

1964
Ouverture du Jumelage avec la ville lorraine de Baccarat.

1971
Rattachements administratifs de Staufenberg (1971), Lautenbach (1973), Obertsrot/Hilpertsau (1974) et Reichental (1975).


1979
Attribution du drapeau européen pour les services rendus à l’amitié germano-européenne.

1997
Le tunnel pour contourner Gernsbach est ouvert après 4 années de travaux. Construction d’un centre de rééducation pour les malades atteints de problèmes cardiaques et circulatoires, avec environ 200 lits. Transformation de l’hôpital du canton en une clinique de rééducation gériatrique.

1998
Attribution de la médaille européenne par le Parlement Européen à Strasbourg.

2002
Ouverture de la ligne de tram (S 41) entre Rastatt et Forbach.

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text: M. Winfried Wolf, archives de Gernsbach